Le Labo de Mû (samedi, 23 octobre 2010)

Suite à la judicieuse suggestion de ma petite soeur Camille, talentueuse architecte d'intérieur basée à Marrakech (que j'embrasse virtuellement, en attendant son prochain saut de puce vers nos frimas), je décide que balcon n'est pas le terme approprié pour définir l'espace extérieur que j'investis avec bonheur (et même délectation) depuis près de 4 mois...

Déjà, à l'oreille, balcon me semble phonétiquement agressif, limite grossier, et à l'oeil ce ne serait pas correct, terrasse encore moins puisqu'à vue de mètre la largeur n'en atteint qu'un, et encore ! Et trois en longueur, dirais-je, on y coucherait un adulte mais pas plus, donc pas moyen d'y installer décemment table et chaises pour un gentil p'tit déj familial.

C'est plutôt squatt-pique-nique sur poufs et mini-tabourets devant les portes vitrées avec trois étagères disposées où c'était possible. Plus les pergolas pour le confort des grimpantes et diminuer le vis-à-vis. Plus les tuteurs sciés par 12° en chaussons pendant LA sieste et fixés au plafond. Plus les photophores-maison. Plus les deux cache-pots tellement emboîtés-attachés-ligotés qu'il me faudra en découper un pour sauver l'autre... Ah, les sacrifices que l'on doit faire ! Heureusement le sacrifié est infiniment moins joli que le désigné sauvé !

Et cela ne me déplaît pas, bien au contraire, j'aime être à hauteur des plantes, comme si j'étais assise sur la terre et pas au 2ème étage, au plus près d'elles pour les encourager, suivre leurs besoins et leurs manques, les expliquer aux garçons et partager le soleil. Je précise que j'ai même "baptisé" l'endroit en y mettant le feu le jour du déménagement (ben ui, je m'ennuyais, j'attendais l'Homme et le camion).

On en rigole, on en rigole, mais sur le coup j'ai pas trop aimé que le pot en terre cuite rempli de terre et de cendres se mette à faire des geysers presque volcaniques quand j'ai voulu le vider dans un sac plastique afin de le réutiliser pour réunir tous mes plants de tomate. Un p'tit appel aux pompiers qui m'ont confirmé ce que j'envisageais déjà, à savoir étouffer le feu puis l'inonder de flotte, donc acte, mais l'odeur ultra nauséabonde a mis la journée à partir de l'appart !

Alors voici le avant - après du labo....

chezCecile_appart89 030.JPGTout au long de cette mémorable journée que fut le déménagement, je n'ai eu d'autre choix que de dispatcher tout ce qui arrivait d'en-bas tout en mettant les plantes de côté pour plus tard, tout en écoutant patiemment les redites d'un des gros bras : "Jamais j'ai vu ça, madame, j'ai jaaaaaaaaaaamais vu autant de plantes !".

 

Ben fallait m'écouter, abruti, si j'ai rappelé avant pour prévenir, c'était pas juste pour un ficus et un cactus ! Et l'Homme avait tellement bien géré sur la fin qu'aucune plante n'a été molestée et les plus petites regroupées dans pas moins de 30 cartons, accessoires non compris.

Il est top, cet Homme ! Toute cette participation parfois un peu ébahie me rend encore plus amoureuse et fière d'être avec lui et de ce qu'il est, sans compter nos charmants petits garçons.

 

Labo ça fait antre cosy de savante un peu déjantée, qui rimerait avec "gros-bordel-parfois", avec tout ce que cela implique comme découvertes de nouvelles plantes et expérimentations diverses que je pratique désormais depuis belle lurette, ainsi qu'une insatisfaction globale chronique (une des maladies visuelles du jardinier jamais content, je sais bien), qui me donne souvent envie d'appeler Stéphane Marie à l'aide.  Mais déjà, attendons le printemps et ses futures belles promesses. Arrivées en juillet, il leur faut bien une année pour s'adapter correctement.

On peut dire que depuis, je me suis bien lâchée et, comme ce n'est pas fini, autant commencer, derechef, un nouvel ALBUM !

15:44 Écrit par DUFOUR | Lien permanent | Commentaires (0) | |  Facebook